Un racisme à peine voilé

Publié le par aema

Projection du documentaire

« Un racisme à peine voilé »

28 septembre 2004


    

Dans un pays où le chômage frappe 10% de la population, où avoir un travail ne signifie pas forcément avoir un toit, où les emplois précaires, l’insécurité sociale s’étendent, où la discrimination à l’embauche et au logement frappent des millions de français et d’étrangers, un débat a secoué la France et qui a suscité une grande polémique : le « foulard ». Des filles portant le foulard font la une des journaux et sont accusées de troubler l’ordre public et l’on voit en elle une « menace islamiste ».


"Un racisme à peine voilé" revient sur cette polémique depuis l’affaire de Creil en 1989 où deux collégiennes avaient été exclues. Ce film donne la parole à celles qui sont concernées : des filles qu’on a stigmatisées mais que l’on a pas écoutées. Contrairement aux déclarations officielles, la rentrée 2004-2005 est loin d’avoir été aussi sereine qu’on le prétend.


Dans le silence généralisé, école publique rime depuis ces derniers mois avec exclusions, humiliations, "mises en quarantaine", décisions arbitraires et abusives à l’égard d’élèves dont on bafoue la dignité et le droit fondamental à l’éducation. La loi relative à l’interdiction des signes religieux ostensibles à l’école est une loi d’exception construite sur mesure afin d’exclure les jeunes filles portant le foulard.

 

Elle a contribué à libérer et à légitimer les comportements racistes et les actes discriminatoires : multiplication des refus opposés aux « mères voilées » d’accompagner les sorties scolaires, pratiques insidieuses afin de leur barrer l’accès aux conseils d’écoles, extensions illégales de la loi aux étudiantes, aux usagers du service public..


             Le film « un racisme à peine voilé » a fait l’objet par la suite de nombreuses censures.


Octobre 2003, Alma et Lila Lévy sont exclues du Lycée Henri Wallon d'Aubervilliers pour le seul motif qu'elles portent un foulard. S'en est suivi un débat politique et médiatique assourdissant, justifiant dans la plupart des cas l'exclusion des jeunes filles qui portent le foulard à l'école. Février 2004, une loi finit par être votée par l'assemblée nationale, à la demande de Chirac… « Un racisme à peine voilé » revient sur cette polémique depuis l'affaire de Creil en 1989 (où deux collégiennes avaient été exclues pour les mêmes raisons) et tente de "dévoiler" ce qui se cache réellement derrière la volonté d'exclure ces jeunes filles. Nous leur avons donné la parole. Ainsi qu'à d'autres [professeurs, militant(e)s associatifs(-ves), féministes, chercheurs(-euses)] regroupé(e)s autour du collectif "Une école pour tous-tes", qui lutte pour l'abrogation de cette loi qu'ils et elles jugent sexiste et raciste  

 

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