Al-Andalus, ma blessure

Publié le par aema


Au coin de cet univers glacial  sans printemps

Au premier temps l’espoir s’est promptement voilé

Ce temps dévoilé me fait mal et blesse tant

Et tant d’autres blessures en mon cœur violé

 

Violet est ce visage sous les coups  du vent

Qu’on sent roder autour des mosquées profanées

Violées et souillées par le souffle du temps

Tant pis pour la gloire, la paix, l’espoir volé

 

Tous nos  rêves   partis dans un vague soupir

Les soucis s’empirent depuis ce soir d’hiver

Le vert ne sera plus qu’un vague souvenir

Depuis ces froides heures sur les  bords des mers

 

Ma mère m’avait hélas pourtant averti

Les vertus se perdent chaque jour un peu plus

Plusieurs d’entre elles sont désormais  perverties

Telles ces anciennes cités d’al-Andalus

 

Je revois Séville radieuse  fiancée

Et Cordoue, séjour des bibliothèques  et des  livres

Ah ! quelle ivresse ! quelle douleur ! quelle plaie !

Quel coup dur pour mon  âme désormais ivre

 

Je pense à toi Saragosse majestueuse

Sans cesse tes souffrances brûlent tout mon sang

Quels ressentiments perdent ces cités vertueuses ?

De l’univers désormais mon cœur est absent

 

Je t’aime Grenade enchanteresse vermeille

Tu as aussi  versé  des larmes d’amertume

Ton Alhambra veille, me berce, m’émerveille

Reviens-nous hô al-Baycin! hô  al-Baycin!

 

A.B




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Publié dans Culture

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