Guerres et racismes

Publié le par aema


CONFERENCE
"Guerres et racismes"

Le 10 décembre 2004 à Marseille

avec Tariq Ramadan

M. Larry Portis : "American against the war"

 
A l'initiative de l'AEMA et ACG (Agir Contre la Guerre)

 

          Durcissement de la guerre en Irak avec la réélection de Bush. Il s'agit d'en terminer avec la résistance pour préparer les pseudo-élections démocratiques du 30 janvier. Alors que l'occupation a déjà fait plus de 100 000 victimes civiles, Bush et ses acolytes veulent envoyer plus de troupes en Irak. "Ce sont des guerres qui nous protègent", c'est la logique des américains, et pour se protéger, on tape fort !

La mort de Y. Arafat était supposée relancer le "processus de paix", le retrait de la Bande de Gaza n'est qu'un moyen pour Sharon d'accentuer la pression sur les palestiniens. Par ailleurs, l'occupation de la Tchétchénie, rayée de la carte, est passée sous silence. Le peuple tchétchène est un peuple en voie de disparition. Poutine dit qu'il a "affaires à des terroristes", mais qui est le terroriste ? La guerre contre le terrorisme a produit une façon de faire la guerre.

Ces guerres engendrent massacres et répression féroce et inhumaine pour les populations concernées d'une part, et d'autre part accentuation du racisme vivement ressenti dans les sociétés occidentales surtout à l'égard des populations musulmanes.

 Le fossé d’incompréhension ne cesse de se creuser entre ces populations et le reste des sociétés et les amalgames entre « musulman » et « terroriste » se font de plus en plus souvent, avec la complicité des médias qui réduisent souvent l'image des résistants à celle des terroristes, intégristes, et font passer les occupants pour des sauveurs.

        Notre but à travers cette conférence, qui a réuni environ 600 personnes, est de développer plus largement un mouvement de solidarité avec ceux qui résistent aux occupations partout dans le monde, mener un combat contre le mensonge et contre la colonisation surtout celle des esprits, et enfin accélerer la prise de conscience de la communauté internationale pour que droit et justice soient appliqués, car la justice et la dignité des hommes ne sont pas à négocier.

           Rappelons enfin que la mobilisation n'est pas la guerre.

Commenter cet article