Projet de construction d'un dispensaire au Mali

Publié le par aema

 

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Wa salatou wa salamou ’ala rassouliLAHI (SAW) wa ‘ala alihi wa sahbihi ajma’ine

 


Projet de construction d’un dispensaire dans la région de Ouéléssébougou au Mali

          Dans le cadre du CMF (Collectif des Musulmans de France) et de DEFI (Développement Echange France International), l’Association des Etudiants Musulmans d’Aix-en-Provence (AEMA) en partenariat avec l'association ESPOIR SAVOIR ET SAGESSE (Arles) lance un projet humanitaire pour financer la construction d’un dispensaire dans la région de Ouéléssébougou qui se trouve au Sud du Mali. Cette opération fait suite à l’opération déjà réalisée il y a quelques mois de construction de deux puits dans cette même
er, nous avons pu constater combien la misère frappait la population malienne et combien celle-ci manque de tout. Le développement des maladies telles que le Sida ou le Paludisme, le manque crucial d’eau potable, l’analphabétisme, la pauvreté, l’insuffisance alimentaire etc. font partie du quotidien de millions d’Africains et notamment de Maliens. C’est pour remédier à cette situation insupportable que l’AEMA s’est engagée depuis plus d’un an à un projet humanitaire de coopération durable avec des associations locales au Mali pour soulager la vie de certains villages et pour contribuer, modestement et à notre échelle, à un projet fraternel de partenariat et d’assistance. Le projet que nous voulons mener à bien aujourd’hui est celui de la construction d’un dispensaire médical dans une région où les services sanitaires et médicaux sont inexistants.

 

delegation-Mali-2-109.jpgLors de notre mission humanitaire, nous avons eu l’occasion de rencontrer et de passer quelques jours avec des membres de l’Association islamique des élèves et étudiants musulmans du Mali (AIEEMM). AbduLah Tiamé et Cheikh Bagayoko sont deux anciens responsables de cette structure et c’est avec eux que nous avons passé une partie de notre séjour. Ils nous ont fait part de leur travail et nous avons pu constater l’effectivité et l’importance de leur engagement pour soulager les conditions de vie de nombreux villageois. Parmi les chantiers que ces frères tentent de mener à bien se trouve le projet de construction d’un dispensaire médical. Ce projet est d’une importance capitale car la région dans laquelle ce dispensaire va être construit est une région reculée du Mali où les services sanitaires de l’Etat sont inexistants et où la population vit dans une situation de misère impressionnante.

            

Cheikh Bagayoko, qui est à l’initiative du projet, est un chirurgien-gynécologue qui a parfait ses études de médecine en France, dans la ville de Toulouse. Pendant ces six années d’études, il a notamment beaucoup travaillé avec le frère Mamadou Daffé qui est une figure du travail islamique dans cette région. Mamadou Daffé nous a d’ailleurs témoigné du sérieux et de la probité de Cheikh Bagayoko lors de son passage à Toulouse. Seulement, ce dernier est retourné vivre au Mali depuis près d’un an pour ouvrir un dispensaire dans sa région natale. Il a ouvert, en ce sens, un dispensaire, rudimentaire certes, mais dont l’importance nous a été confirmé par la population locale. Nous avons pu visiter ce dispensaire et il est vrai que les frères réalisent sur place un travail colossal avec des moyens dérisoires.

 

Cependant, Ch. Bagayoko et son équipe ont un projet pour l’avenir : construire un dispensaire plus grand, plus moderne et qui permette de réaliser un travail plus conséquent et davantage bénéfique pour la population. Une école de formation d’infirmiers sera rattachée à ce dispensaire et un puits y sera également construit. Cependant, ce chantier est coûteux et il est estimé à près de 20 000 euros. Lors de notre voyage, nous nous sommes engagés à récolter cette somme pour, bi idhniLAH, couvrir les frais de cette noble entreprise. J’ajoute que la région de Ouéléssébougou est isolée du reste du Mali et que les nombreux villages qui s’y trouvent n’ont que ce centre médical pour se soigner. Pour beaucoup de villageois ce centre est une nécessité vitale car, sans lui, un problème de santé bénin peut signifier la mort. Nous voudrions également ramasser la totalité de la somme avant le 31 décembre 2007.

 

Ce texte vous est donc destiné pour présenter le projet que l’AEMA souhaiterait mettre en place. Ce document fait suite au compte-rendu de notre mission humanitaire que nous avions envoyé il y a quelques mois et qui retraçait les étapes de notre mission. Nous faisons donc appel à toutes les bonnes volontés, à toutes les personnes, associations, structures qui désireraient concrétiser ce projet à nous soutenir pour mener à bien ce chantier. J’ajoute également que ce travail fraternel est primordial car nous avons pu constater, lors de notre séjour, l’activisme et le dynamisme des protestants évangéliques qui investissent tous les pays d’Afrique et notamment le Mali. De l’avis de tous les responsables locaux et humanitaires que nous avons pu rencontrés, le travail destructeur de ces mouvements évangéliques est impressionnant et il n’est pas rare de voir des villages entiers se christianisés du fait de cet engagement. Cette situation doit nous interroger et nous mobiliser davantage car cette percée de ces mouvements n’est finalement que l’illustration de notre absence et de nos insuffisances. Nous avons une exigence d’efforts pour améliorer cette situation et pour tenter de stopper cette évangélisation.

 

Enfin, je tiens également rappeler que, pour celles et ceux qui le désirent, nous détenons des photos ainsi que des reportages-vidéo qui résument notre mission et qui comprennent des témoignages des personnes citées . Nous pouvons vous les communiquer par souci de crédibilité. Je tiens également à rappeler que cet engagement fraternel et que cette aumône durable (sadaqa jâriya) est réalisée de manière sincère car l’objectif n’est que la recherche de la Satisfaction du Très-Haut. En guise de conclusion, je vous laisse avec ces paroles de notre Prophète Bien-aimé (Saw) qui nous rappelait : « Dieu est généreux et aime la générosité. Il aime la grandeur d’âme et déteste les futilités » (rapporté par Al Boukhari et Muslim). Il ajoutait aussi (Saw) : « Eviter l’enfer en faisant l’aumône même avec la moitié d‘une datte » (rapporté par Al Boukhari).

 

 

« Ceux qui récitent le Livre d’ALLAH, accomplissent la Salat, et dépensent, en secret et en public de ce que Nous leur avons rétribué, espèrent ainsi faire un commerce qui ne périra jamais afin qu’ALLAH les récompense pleinement et leur ajoute de Sa grâce. Il est Par donneur et Reconnaissant. » Coran, Sourate Fâtir – Le Créateur, Versets 29-30.

 

Publié dans Actions humanitaires

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